Ecrit le 26 juin 2008
Tombe la nuit
Le ciel se couvre d'une étole d'or pâle
Ouvrant de mille feux la précieuse opale.
Lentement la nuit se glisse sur l'aire de mon lit,
Je m'éveille, car c'est l'heure où je revis.
J'ouvre les yeux, me familiarisant avec les couleurs
Du satin noir dans lequel s'évaporent mes peurs.
Je tends les bras vers l'inconnu apparaissant
Pour qu'il vienne brûler avec moi cet instant frémissant.
Par la fenêtre j'aperçois au loin l'astre divin,
Et soudain devant moi mon ami poète se tient.
Il vient tous les soirs me murmurer
Ses poèmes d'amour au parfum sucré.
Je l'invite à s'allonger à mes côtés.
De son visage, je ne connais que les contours,
Mais de son corps nu tous les atours.
Mes mains se souviennent de sa tendre beauté.
Nos lèvres se cherchent dans l'ombre,
Pour d'ardents baisers sans nombre.
Ma tête tourbillonne, vers l'objet du désir je plonge,
Il est mon obsession, je l'aime dans tous mes songes.
Je l'accueille avec passion dans mon corps en fusion,
Nous ne formons alors plus qu'une seule âme
Jusqu'à ce que nous soyons foudroyés par notre flamme,
Et coule en nous par vagues toute notre satisfaction...
Tout à l'heure quand de moi il se détachera
Je resterai un long moment blottie dans ses bras,
Caressant son ventre, et en attente de la prochaine nuit
Glissant lentement mais sûrement sur l'aire de mon lit.
Maryse.
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